Malgré un petit cercle de bénévoles au départ, la fête de la lumière a doucement pris forme, portée par l’engagement, la créativité et la confiance partagée. Chacun et chacune a trouvé sa place, offrant son énergie là où elle était la plus juste : la technique, les mots, les gestes, la lumière, les couleurs, l’accueil, les saveurs. À mesure que les jours approchaient, de nouvelles forces sont venues enrichir l’aventure, tissant un collectif sensible et vivant.
Pour la première fois, le château de Puivert s’est offert à la nuit et à la lumière. Dans son obscurité profonde, les flammes, les projections et les illuminations ont trouvé un écrin rare, presque magique. Le lieu, immobile et ancien, semblait écouter les pas, les souffles, les regards émerveillés. L’accueil chaleureux et l’enthousiasme d’Arnaud ont accompagné chaque moment, comme une présence bienveillante veillant sur la fête.
La mise en scène imaginée a guidé le public à travers le cœur de l’hiver, ce passage du jour le plus sombre vers le retour de la lumière. Le dragon lumineux, plus éclatant que jamais, est apparu comme un gardien des forces créatrices, tandis que la reine de lumière, portée avec grâce, incarnait l’élan, la beauté et l’espérance. Les vœux murmurés pour l’année à venir flottaient dans l’air, portés par les flammes et les regards.
Les braseros, le grand feu soigneusement gardé, les projections sur les pierres du château ont créé une atmosphère à la fois puissante et douce. Même le vent, parfois joueur, a rappelé le caractère vivant et imprévisible de la nuit.
Cette fête fut avant tout un moment de partage, de présence et de lumière offerte. Une première au château, riche de promesses, de souvenirs chaleureux et de graines semées pour les prochaines éditions.

